Le Barça ne l'a pas volé

9 mars 2011 - 07:06

Dominateur d'un bout à l'autre face à une équipe d'Arsenal trop prudente, le FC Barcelone a logiquement décroché son billet pour les quarts de finale de la Ligue des champions en remportant (3-1) un match retour très animé.

Si le Barça est devenu, ce mardi soir, le premier qualifié (avec Donetsk) pour les quarts de finale de cette Ligue des champions 2010-11, c'est avant tout parce qu'il n'a, comme toujours, pas renié sa philosophie de jeu. Contrairement à Arsenal, beaucoup trop prudent en première période. Pour remonter son petit but de retard, le club catalan n'a pas dérogé à sa règle, malgré la longue résistance des Gunners : grosse possession de balle (70%), pressing étouffant dès la perte du ballon, des dizaines et des dizaines de passes dans le dos de la défense... et surtout des talents individuels qui ont une nouvelle fois répondu présent quand l'ambiance était électrique, et le ballon de plus en plus brûlant.

Encore un but d'anthologie de Messi

Face aux assauts continus du rouleau compresseur catalan, Manuel Almunia, qui a vite remplacé Wojciech Szczesny (19e), touché à la main, a tout fait pour retarder l'échéance, puis empêcher l'addition de devenir trop salée. Il a refait un match énorme, comme l'an passé en quart de finale aller à l'Emirates (2-2). Mais le talent des joueurs catalans a, comme souvent, fini par faire la différence. Le premier but en est le parfait exemple : récupération d'Andrés Iniesta à l'entrée de la surface après une talonnade trop risquée de Fabregas, double contact pour effacer deux Gunners, petite louche vers Lionel Messi qui mystifie le portier espagnol d'un sombrero génial, avant de pousser dans le but vide (45e+3). Du grand art, et juste avant la pause s'il vous plaît. Le sort d'Arsenal semblait alors scellé. Sauf en sortant un petit peu plus, en prenant ne serait-ce qu'un minimum de risques face à un Barça privé de sa charnière centrale (Piqué-Puyol), Eric Abidal assurant par ailleurs l'intérim avec brio.

Si van Persie n'avait pas été exclu...


La preuve : sur le premier corner des Londoniens, tiré par Nasri, l'espoir est revenu quand Busquets a marqué contre son camp d'une tête involontaire (53e). Mais en ne frappant pas une seule fois au but en quatre-vingt-dix minutes, difficile d'envisager sortir ce Barça, même un peu moins flamboyant et tranchant dans la surface que d'ordinaire, à l'image d'un David Villa maladroit. Alors bien sûr, Arsène Wenger et ses hommes vont longtemps en vouloir à Massimo Busacca. En donnant un deuxième carton jaune assez sévère à Robin van Persie, coupable d'avoir poursuivi son action alors qu'il avait sifflé un hors-jeu peu audible avec 90 000 personnes dans les tribunes, l'arbitre suisse a un peu gâché la fête (56e). Et mis Arsène Wenger hors de lui. «Il a tué le match», a d'ailleurs regretté après coup l'entraîneur des Gunners au micro de Canal +. Les deux équipes étaient alors à égalité depuis trois minutes (1-1). Mais Wenger connaît bien le football : les deux autres buts barcelonais, signés Xavi (69e), puis Messi sur penalty (71e, faute de Koscielny) étaient plutôt mérités, vu le nombre de tirs au but (19 à 0 pour le Barça !). Avec un peu plus de lucidité en toute fin de match sur un contre, Bendtner aurait pu refroidir le Barça et glacer le Camp Nou (87e). Mais franchement, ce Barça toujours aussi conquérant et ambitieux dans le jeu ne méritait pas ça.

Pas de miracle pour la Roma

Battue à l'aller à domicile (2-3), la Roma n'a pas fait de miracle sur la pelouse du Chakhtior Donetsk, mardi, lors du match retour (0-3). Titulaire, Mexès a été exclu avant la pause.

«Il va falloir faire un sans-faute pour l'emporter à Donetsk, le match parfait comme on dit dans ces situations.» Vincenzo Montella, le coach de la Roma, savait combien la mission de ses hommes s'annonçait difficile après le revers concédé à l'aller sur leurs terres (2-3). Elle s'est finalement avérée impossible. Malgré une très bonne entame de match, les Romains, réduits à dix avant la pause suite à l'expulsion de Mexès pour un deuxième carton jaune (43e), ont fini par mettre un genou à terre (0-3).

Dominateurs d'entrée de jeu face à des Ukrainiens trop passifs, et qui semblaient se contenter de leur avantage du match aller, les Giallorossi ont craqué sur la première offensive des locaux. Débordement de Willian, centre tendu et légère déviation d'Hübschman (18e). Aussi cruel qu'imparable. Les Romains devaient désormais inscrire trois buts. Ils n'en mettront pas un seul, Borriello manquant même un penalty (28e). Les dés étaient jetés.

Une première pour le Chakhtior

Willian, d'une frappe enroulée du droit en pleine lucarne (58e), et Eduardo, profitant d'une mauvaise passe de Rosi (87e), ne se sont pas fait prier pour saler la note. Tranquille leader de son Championnat (12 points d'avance sur le Dynamo Kiev après 20 journées), le Chakhtior va donc voir les quarts de finale de la C1 pour la première fois de son histoire. Distancée en Serie A (6e à 7 points du podium et 15 du leader), la Roma n'a elle plus que la Coupe d'Italie pour espérer ajouter un nouveau trophée à sa collection. Il lui faudra déjà se défaire de l'Inter en demi-finales. Pas une mince affaire.

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S.C. JONQUIERES

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