Des Regrets Plein La Tête

16 mars 2011 - 18:50

Brouillon dans l'ensemble et fébrile derrière, Manchester a su faire parler son réalisme offensif pour sortir une équipe de Marseille qui en aura elle cruellement manqué (2-1).

Le petit déjeuner de ce mercredi matin aura certainement un goût un peu plus amer que d'ordinaire pour tous les Marseillais. Et pour les joueurs en particulier. Sorti de la Ligue des champions par Manchester, mardi (1-2), l'OM a payé au prix fort son manque cruel de réalisme offensif. Face à un adversaire diminué et loin d'être à son meilleur niveau, surtout défensivement, les hommes de Didier Deschamps se sont créés un nombre d'occasions franches assez incroyable à ce niveau, surtout à Old Trafford. Mais ils ont dû attendre le tout dernier quart d'heure pour enfin trouver la faille, sur un but contre son camp de Wes Brown (83e).

Le mal était déjà fait. Manchester n'avait lui eu besoin que d'une petite situation chaude pour faire trembler les filets de Mandanda, par Chicharito (5e). Gignac, seul face à Van der Sar, Diawara, de la tête, ou encore Rémy, bien placé, auraient pu remettre les Marseillais à flot. Mais ils ont à chaque fois manqué de précision, voire de nerfs, à l'image d'un Gignac qui a envoyé son lob dans les tribunes. C'est donc la tête pleine de regrets qu'ils ont rejoint les vestiaires à la pause.

Centième victoire en C1 pour Ferguson

Lucho et ses copains ont bien tenté de reprendre le jeu à leur compte après le repos, mais ils ont cette fois eu toutes les peines du monde à s'approcher du but adverse. Seul Cheyrou, sur une reprise un peu molle, a fait passer quelques frissons dans le dos des supporters mancuniens. Mais Van der Sar veillait. Sur le contre, Chicharito, servi sur un plateau par Giggs, n'a eu qu'à pousser le ballon dans le but vide pour doubler la mise (76e). Fin du film. La réduction du score de Brown (83e) n'y a rien changé. Impuissants, les Olympiens ne se sont plus procurés la moindre occasion. Toujours aussi froid, Sir Alex Ferguson n'a pas esquissé le moindre sourire pour sa centième victoire en Ligue des champions. Abattus, les Marseillais ont eux réalisé qu'il y avait la place. Qu'ils ont peut-être trop respecté leur adversaire, et pas assez cru en leurs chances. Mais trop tard. C'est aussi ça, le (très) haut niveau.

L'Inter revient de l'enfer !

Battue 1-0 à l'aller et menée 2-1 sur la pelouse du Bayern à une demi-heure de la fin, l'Inter a renversé la situation pour arracher une qualification inespérée en toute fin de match (3-2). La fin de saison s'annonce longue pour les Bavarois.

C'était écrit. Après sa finale de Ligue des champions perdue face à l'Inter l'an passé (0-2), le Bayern tenait sa revanche. Non contents d'être allés punir les Nerazzurri à San Siro au match aller (1-0), les Bavarois menaient 2-1 à une demi-heure de la fin du match retour. Mais l'Inter a une âme, et ne compte pas lâcher son trophée de sitôt. Leonardo possède surtout un trio offensif diaboliquement efficace. Samuel Eto'o, Goran Pandev et Wesley Sneijder ont qualifié à eux seuls l'Inter pour les quarts de finale.

Car il ne fallait pas compter sur la défense pour rendre service au champion d'Europe en titre. Malgré l'ouverture du score d'Eto'o, idéalement servi par Pandev, après seulement trois minutes de jeu, le Bayern s'est mis en route, et a puni les errements défensifs de son adversaire. Entre un Lucio diminué et un Ranocchia inexpérimenté, l'attaque de feu des Munichois s'est régalée, et l'avantage avait changé de camp avant la pause grâce à des buts pleins d'opportunisme de Mario Gomez (21e) et Thomas Müller (31e).

La fin d'une ère pour le Bayern ?


Supérieur collectivement, le Bayern aurait pu (ou dû) inscrire d'autres buts, et regrettera longtemps son manque d'efficacité. Fautif sur le premier but allemand, Julio Cesar a sorti le costume de sauveur à plusieurs reprises tout au long de la rencontre. Franck Ribéry peut en témoigner, lui qui a manqué un face-à-face déterminant juste avant la mi-temps. Pour y croire encore, l'Inter s'en est remise à une jolie frappe lointaine de Wesley Sneijder (63e). Pour arracher une qualification longtemps improbable, le club italien a alors pu compter sur un Samuel Eto'o encore décisif, qui a offert sur un plateau le troisième but à Goran Pandev (88e).

Alors qu'on les croyait morts, les Milanais seront donc bien au rendez-vous des quarts de finale. Pour le Bayern, distancé en Bundesliga, éliminé de la Coupe d'Allemagne et qui a déjà officialisé le départ de son entraîneur au mois de juin, la fin de saison sera en revanche bien longue... A voir l'immense déception de Bastian Schweinsteiger et consorts au coup de sifflet final, cette élimination pourrait aussi marquer la fin d'une ère en Bavière.

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S.C. JONQUIERES

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