Pas fameux, ces Bleus

30 mars 2011 - 07:25

L'équipe de France a concédé le nul ce mardi face à la Croatie (0-0), affichant les mêmes carences offensives qu'au Luxembourg vendredi (2-0). Ce n'est pas encore inquiétant, mais...

Les doutes entrevus face au Luxembourg vendredi (2-0) ne risquent pas de s'estomper après le résultat nul poussif des Bleus face à la Croatie, ce mardi au Stade de France (0-0). Incapable de percer le rideau défensif adverse, le secteur offensif français a franchement manqué d'imagination et d'envie devant son public. Si l'équipe de France a enchaîné un septième match sans défaite, Laurent Blanc a encore du pain sur la planche. Ce dernier peut tout de même se rassurer sur l'aspect défensif. Sa charnière a encore tenu le coup, et Hugo Lloris s'est montré décisif au moment opportun, empêchant les hommes de Slaven Bilic de gâcher le printemps des Bleus.

La première période fut tout simplement insipide. Entre des Français sans mouvement ni imagination, des Croates parfaitement regroupés et des contacts rugueux ayant souvent laissé les joueurs de (trop) longues secondes au sol, l'ennui a été profond pendant plus d'une demi-heure. Jérémy Ménez et Karim Benzema ont bien tenté de nous refaire le coup de France-Brésil, mais cette fois-ci l'attaquant du Real a trouvé le moyen d'envoyer l'offrande de son compère romain au-dessus (37e). Vedran Runje n'a eu aucun arrêt à effectuer, avant de céder sa place à Stipe Pletikosa à la pause.

Ribéry retourne le public

Pour voir de l'animation dans les gradins, il a fallu attendre la mi-temps, lorsque Martin Solveig est venu réchauffer les spectateurs, et la reprise, qui a permis au kop croate de s'illustrer en lançant quelques fumigènes sur la pelouse. L'entrée de Franck Ribéry a permis de se rendre compte à quel point le public français est partagé sur son retour en Bleu. La bronca ayant accompagné son entrée a laissé place aux applaudissements au fil de ses percées dans le camp adverse. Samir Nasri, lui, est sorti sous les sifflets après une prestation bien pâle, alors qu'il avait les clés du jeu.

Ce n'était donc pas la soirée des joueurs offensifs français. Symbole de cette inefficacité, c'est Adil Rami qui s'est offert la meilleure occasion du match avec une frappe sur le poteau après quelques dribbles chaloupés plein axe (68e). Insuffisant pour empêcher les sifflets nourris du Stade de France au coup de sifflet final. Il faudra montrer autre chose dans un peu plus d'un mois, face à la Biélorussie, l'Ukraine et la Pologne. On en saura alors plus sur le réel potentiel de cette équipe, à tout juste un an de l'Euro 2012.

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S.C. JONQUIERES

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