L'OM Tourne Au Ralenti

22 août 2011 - 13:59

Comme lors de ses deux premiers matches, l'OM a concédé le nul (0-0) face à Saint-Etienne, ce dimanche au Vélodrome, lors de la 3e journée de L1. Si les Marseillais ont globalement dominé, les deux équipes auraient pu l'emporter.

C'est bien connu, les statistiques sont faites pour voler en éclat. En quarante-six confrontations entre l'Olympique de Marseille et Saint-Etienne dans la ville phocéenne, jamais les deux équipes ne s'étaient quittées sur un score de 0-0. C'est pourtant bel et bien ce qu'elles ont fait ce dimanche soir, en match de clôture de la 3e journée de L1. Un résultat qui ne fait guère les affaires de l'OM, auteur d'un troisième nul en trois matches. Heureusement, contrairement à ce qu'indique le tableau d'affichage, il s'est passé des choses au Vélodrome.

Déjà, l'OM a mis fin à cinq 2-2 d'affilée en Championnat. Surtout, contrairement aux deux premières journées, les Marseillais ont enfin terminé une rencontre sans avoir encaissé de but. Si Mandanda n'a quasiment rien eu faire, il aurait très bien pu aller chercher un ballon au fond de ses filets sur un tir de Sako (55e). Sa transversale en décida autrement. En première période, c'est Rémy, subtilement lancé par Lucho, qui avait trouvé le poteau de Ruffier (17e).

Un OM pas d'attaque

Les hommes de Didier Deschamps ont globalement rempli leurs objectifs défensifs (mention bien à la charnière Nkoulou-Diawara), mais ils n'ont pas su se montrer tranchants en attaque. La faute à qui ? Certainement pas à Lucho, auteur de plusieurs ouvertures de classe. Ni à Valbuena, au four et au moulin. Encore moins à Gignac qui, lors de son entrée en jeu dans le dernier quart d'heure, a obligé Ruffier à un exploit dont lui seul à le secret (84e). Le problème de l'OM semble venir du milieu de terrain, où ni A. Ayew, transparent, ni Kaboré (préféré à Cheyrou), ni Diarra n'ont été à la hauteur. Les deux derniers cités ont été incapables de trouver des décalages intelligents, voire même de créer le surnombre en phase offensive lorsque les latéraux ne le faisaient pas.

Un bon résultat pour les Verts

De leur côté, les Verts ont récolté un bon point à l'extérieur. La défense centrale Marchal - Mignot a bien tenu le coup, malgré l'expulsion de l'ancien Auxerrois en toute fin de match. Sako - auteur de la transversale puis d'un tir sauvé in extremis par Nkoulou à la 72e - et Aubameyang ont quant à eux posé de sérieux problèmes aux latéraux olympiens. Avec un peu plus d'audace, les hommes de Christophe Galtier, heureux lorsque M. Kalt ne siffla pas la main de Mignot dans sa surface de réparation (21e), auraient pu revenir de Marseille avec une troisième victoire de rang en Championnat. Même si elles n'ont pas vraiment avancé sur le plan comptable, les deux équipes restent toujours invaincues cette saison. Pas de quoi les consoler certes, mais au moins de quoi continuer à travailler sereinement.

Montpellier prend la pole

Après avoir arraché la victoire à Lille (0-1) le week-end dernier, Montpellier a étrillé Rennes (4-0) ce dimanche. Auteurs d'un sans-faute depuis la reprise, les Héraultais s'emparent du fauteuil de leader.

Montpellier perpétue sa série. Et stoppe net celle de Rennes, victorieux trois fois loin de ses terres en autant de rencontres depuis le début de saison. Invaincus en août depuis deux saisons (deux succès et deux nuls en 2009 comme en 2010), les Héraultais ont empoché les trois points de la victoire, synonymes de première place, ce dimanche face aux Bretons (4-0), visiblement amoindris après le déplacement à Belgrade en barrage aller de la Ligue Europa, malgré le turn-over de Frédéric Antonetti.

Montpellier en démonstration, Rennes aux abois

Un succès logique, calqué sur les (trop) nombreuses erreurs des Rennais. Vantée la saison passée, la solidité défensive a laissé place à la passivité, la complémentarité aux interrogations. Belhanda a d'abord profité d'un penalty, sifflé pour une faute de Costil sur Bocaly, pour ouvrir le score (29e) avant que Dernis ne double la mise d'une frappe somptueuse (53e), sanctionnant une nouvelle fois l'attentisme breton.

Entré en cours de jeu, Souleymane Camara s'est lui offert un doublé. Plein de spontanéité, le Sénégalais a converti ses deux incursions dans la surface rennaise (72e, 86e), liquéfiée, impuissante, poussant la démonstration à son paroxysme. Ce dimanche, Montpellier est leader, avec en prime, le statut de meilleure défense (un seul but encaissé) et de meilleure attaque (8 buts marqués).

Paris s'offre du répit

Vainqueur de Valenciennes ce dimanche au Parc des Princes (2-1), le PSG n'a pas dissipé tous les doutes qui l'entourent. Mais ces trois points vont au moins offrir une semaine plus sereine à Antoine Kombouaré et son groupe.

Ce dimanche, au Parc des Princes, il y avait un peu moins de monde qu'il y a deux semaines, face à Lorient (0-1). Mais pas moins de pression. Après une défaite et un nul pour entamer la saison, le Paris Saint-Germain était déjà dos au mur, et a su assurer l'essentiel face à Valenciennes (2-1). La manière, elle, n'a pas toujours été au rendez-vous, entre une entente offensive à parfaire et une fébrilité défensive toujours pas effacée. Quelques éclairs ont mis le PSG dans le droit chemin, à l'image de cette passe en profondeur astucieuse de Jérémy Ménez vers Kévin Gameiro pour l'ouverture du score (39e).

Un penalty généreux

Mais il était dit que Leonardo, Nasser El-Khelaïfi et le prince héritier du Qatar, présents dans les tribunes, trembleraient jusqu'au bout. Et alors que la mi-temps se profilait, une absence coupable de marquage a permis à Rémi Gomis d'ajuster sa tête pour égaliser (45e + 1). Sous une chaleur étouffante, le PSG a pu compter sur un penalty généreux (main involontaire de David Ducourtioux dans sa surface) pour arracher la victoire. Nene n'a pas tremblé au moment de le transformer, signant son premier but de la saison et tirant un trait sur sa bouderie de la semaine passée (64e).

Les premiers pas de Pastore au Parc

VA peut donc s'estimer lésé, mais les Nordistes ont également manqué de réalisme en ne profitant pas des larges espaces parfois offerts par la défense parisienne. Salvatore Sirigu, lui, a encore assuré devant son but, et Javier Pastore a pu faire ses débuts en Ligue 1 devant un public en fusion. Passeur décisif mais trop inconstant, Jérémy Ménez a de son côté eu droit à quelques sévères sifflets à sa sortie du terrain. Preuve que malgré une légère progression, ce PSG n'a pas réglé tous ses soucis. Mais il possède tout de même une certitude : l'attente qu'il suscite est bien démesurée.

Sochaux a de la ressource

En s'imposant à Nancy (2-1), Sochaux a remporté le derby de l'Est et décroché sa première victoire cette saison. Un succès acquis notamment grâce à ses jeunes issus de son centre de formation.

La source sochalienne semble être intarissable. Dans l'Hexagone, lorsqu'il s'agit d'évoquer le FC Sochaux-Montbéliard et les jeunes pousses sorties de son centre de formation, on cite immédiatement les inévitables figures de proue Martin et Boudebouz. Cette saison, avec l'effectif étriqué dont dipose Mecha Bazdarevic, on risque d'entendre d'autres noms et de voir d'autres visages symboliser la réussite de la formation jaune et bleue. Nogueira, sur le banc au coup d'envoi, l'a prouvé dès le déplacement inaugural à Marseille. Et montré la voie à suivre à d'autres jeunes hommes de l'ombre, Peybernes, Privat et Poujol (sans oublier Butin, absent en Lorraine) en tête.

Trois jours à peine après un déplacement compliqué en Ukraine en Ligue Europa (0-0 face au Metalist Kharkov), le FCSM, toujours sans Maïga et avec un onze de départ remanié, a pris le meilleur sur Nancy (2-1), mis fin à une disette de cinq ans et demi à Marcel-Picot et signé le premier succès de l'ère post-Gillot. Quasiment inoffensive en première période - tout comme son adversaire lorrain -, la formation doubiste a profité après le repos de deux coups de pied arrêtés, le premier exécuté par Boudebouz, le second par Martin, pour faire la différence. Peybernes (53e), titularisé sur le flanc droit de la défense et auteur de sa première réalisation en L1, puis Privat (64e), de la tête, se sont chargés du reste. Avec brio et réalisme. Et si cette victoire récompense l'abnégation franc-comtoise, elle vient également confirmer les maux dont souffre l'ASNL 2011-2012.

Nancy a du mal, beaucoup de mal

«On a un gros déficit technique.» L'expérimenté Jean Fernandez n'est pas aveugle sur les difficultés de son équipe, souvent à la peine lorsqu'elle doit déstabiliser le bloc équipe adverse. La faute notamment à un manque de créativité et à un défaut majeur : celui de ne pas assez oser. Les qualités de vitesse et de percussion de Moukandjo et de Karaboué seront un des atouts les plus précieux des Nancéiens cette saison. Mais, pour l'instant, elles ne suffisent pas à masquer les carences offensives d'une formation qui n'a pas encore digéré les départs de Féret et N'Guemo.

Face aux Jaune et Bleu, l'ASNL a eu la possession du ballon (55%) et s'est procuré cinq occasions plus (89e, Efoulou) ou moins franches. Mais, sans un penalty généreux, accordé pour une faute peu évidente de Carlao (exclu en tant que dernier défenseur) et transformé par Hadji (67e), les protégés du président Rousselot n'auraient sans doute jamais trouvé le chemin des filets. Les Lorrains, en supériorité numérique durant plus de trente minutes, ont déçu. Au milieu et devant, mais aussi derrière, où André Luiz et ses partenaires ont fait preuve de laxisme. Et, même face à de jeunes joueurs, ces erreurs se payent au prix fort.A Sochaux, peut-être encore plus qu'ailleurs, la valeur n'a jamais attendu le nombre des années.

Lyon évite le pire à Brest

A quatre jours de son barrage retour de Ligue des champions à Kazan, l'Olympique Lyonnais est parvenu à décrocher le nul (1-1) ce samedi sur la pelouse de Brest, après avoir pourtant été mené au score et réduit à dix.

Avec aucun tir cadré en première période, l'Olympique Lyonnais pouvait craindre le pire face à Brest, ce samedi, sur la pelouse de Francis-le-Blé. En infériorité numérique après l'expulsion de Sidy Koné (61e) pour un tacle les deux pieds décollés sur Nolan Roux, les Gones ont tout de même pu sauver les apparences dans le Finistère. Si Brest n'a désormais plus décroché la moindre victoire à domicile depuis six rencontres, l'OL, avec une formation légèrement remaniée par Rémi Garde au coup d'envoi, a affiché une belle force de caractère pour arracher un nul somme toute mérité.

Premier match en L1 pour Sidy Koné et premier rouge...

Ballottés lors des quarante-cinq premières minutes, les Rhodaniens se sont ensuite réveillés sous les yeux de Raymond Domenech pour répondre à des Brestois particulièrement solides et généreux dans l'effort. Réduit à dix après l'expulsion de Sidy Koné (61e), pour son grand baptême au sein de l'élite, l'OL n'a pas démérité pour faire son retard dans la foulée. Bafé Gomis (69e), d'une frappe en pivot, a parfaitement répondu à l'ouverture du score de Benoît Lesoimier (12e). Ce score de parité permet aux Lyonnais de préserver leur invincibilité, après trois journées de Championnat. Cinquième du classement avec cinq unités, à deux longueurs du leader toulousain, Lyon va pouvoir voyager l'esprit libéré en Russie pour son barrage retour de C1, contre le Rubin Kazan.

Lille, enfin !

Lille, qui n'avait plus gagné en août depuis l'arrivée de Rudi Garcia à la tête du club en 2008, a empoché les trois points ce samedi soir face à Caen (1-2). Le champion en titre lance enfin sa saison.

A force d'abnégation, Lille a brisé la «malédiction». Tenu en échec à Nancy (1-1) en ouverture du Championnat, puis battu par Montpellier (0-1) le week-end dernier à Villeneuve d'Ascq, le Losc, dont le fond de jeu séduisant laissait entrevoir de belles promesses, a signé sa première victoire de la saison ce samedi face à Caen (1-2). La première en août depuis 2008 et l'arrivée de Rudi Garcia. Si Sow, auteur d'un triplé au stade Michel-d'Ornano en 2010, n'a pas trouvé la faille, butant à plusieurs reprises sur Thébaux, Pedretti a, lui, ouvert son compteur.

Landreau assure la victoire

Cible des critiques depuis son arrivée dans le Nord, l'ancien stratège de l'AJ Auxerre a logiquement donné l'avantage aux siens à la 69e avant de mener une superbe contre-attaque, transformée par Debuchy (88e). Ultra-dominés, les Caennais, privés de Frau, victime d'un claquage à l'échauffement, ont timidement réagi par à-coups, réduisant finalement le score sur penalty, par Nivet (90+1). Si Thébaux a été sauvé à trois reprises par ses poteaux, devant Hazard, flamboyant et créatif, puis face à Balmont et Payet, très actif sur le front de l'attaque, Landreau s'est lui aussi illustré. L'ancien portier du FC Nantes a repoussé une ultime tentative de Nivet, d'une parade extraordinaire à quelques secondes du coup de sifflet final (90+4). Un arrêt à deux points, qui lance la saison lilloise.

Bordeaux cale encore, Dijon passe la première

Dijon, tombeur de Lorient (2-0), décroche le premier succès de son histoire en Ligue 1. Nice, l'autre équipe qui ne comptait aucun point avant cette 3e journée, a concédé le nul devant Toulouse (1-1), toujours leader. Bordeaux et Auxerre, dos à dos (1-1), ne parviennent toujours pas à gagner.

Bordeaux - Auxerre : 1-1
Alain Traoré est bien le tube de l'été en L1. Le prometteur milieu burkinabé, qui s'était déjà signalé en inscrivant deux buts sur des frappes lointaines lors des deux premières journées, a de nouveau frappé fort. Cette fois à Bordeaux, dans la surface de réparation et du droit (66e). A Chaban-Delmas, celui qui avait préféré Auxerre à Manchester United en 2005 a permis à son équipe de ramener un bon point. Les Girondins, qui semblaient avoir fait le plus dur en ouvrant la marque par Yoan Gouffran (22e), n'ont toujours pas gagné. Mais dans le jeu, c'est mieux, beaucoup mieux.

Dijon - Lorient : 2-0
20 août 2011. Cette date restera à jamais gravée dans l'histoire du Dijon Football Côte-d'Or. Après deux revers, dont un très lourd (1-5) chez lui devant Rennes, le club bourguignon a décroché son premier succès dans l'élite du foot français. Une victoire au courage pour le DFCO, réduit à dix avant le repos (Meïté, 41e) et maintenu à flot par un excellent Baptiste Reynet, auteur de plusieurs arrêts déterminants. Grégory Thil a mis son équipe dans le sens de la marche (3e). Brice Jovial, dans son jardin à Gaston-Gérard, a posé la cerise sur la gâteau d'un splendide retourné acrobatique (87e). Histoire que la fête soit complète.

Nice - Toulouse : 1-1
Les Niçois se souviendront longtemps de la réception de Toulouse. Dans la confusion, les deux formations se sont séparées sur un nul qui fera couler beaucoup d'encre sur la Côte d'Azur. Déjà auteur de l'ouverture du score, Mounier s'est vu injustement refuser le but du 2-0, à la 86e, pour un hors-jeu inexistant. Un fait de match qui a pris toute son importance à peine quatre minutes plus tard, lorsque Regattin (90e) a égalisé pour Toulouse d'un incroyable retourné acrobatique. C'était avant que Mouloungui (90e+7) ne rate son penalty, stoppé par Ahamada, à la toute dernière seconde de la rencontre...

Ajaccio et ETG dos à dos

Après avoir mené pendant une grande partie de la rencontre, Ajaccio a concédé le nul (1-1) face à Evian-Thonon-Gaillard, toujours invaincu, ce samedi soir.

S'ils ont pour point commun d'être promus, Ajaccio et Evian-Thonon Gaillard vivent des débuts de saison contraires. Alors que les Corses, battus par Toulouse (0-2) puis auteurs d'un nul trompeur à Lyon (1-1), courent toujours après leur première victoire, les Haut-Savoyards ont porté leur série d'invincibilité à trois matches, ce samedi soir (1-1).

Après avoir ramené le nul de Brest (2-2) lors de la première journée, puis enregistré leur premier succès parmi l'élite face à Nice (1-0) le week-end dernier, les hommes de Bernard Casoni ont arraché un point à François-Coty. Mené dès la 7e minute après l'ouverture du score de Sammaritano, au terme d'une splendide action collective, ETG a multiplié les occasions avant d'égaliser grâce à Bérigaud, de fort belle manière là aussi, à un quart d'heure de la fin. Si les Ajacciens, qui perdent de précieux points face à un concurrent direct pour le maintien, peuvent nourrir quelques regrets, ils peuvent également remercier Guillermo Ochoa. Encore une fois.

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S.C. JONQUIERES

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