Une Classe D'Ecart

19 octobre 2011 - 12:27

Emmené par un très bon Benzema, le Real Madrid a corrigé l'Olympique Lyonnais (4-0) ce mardi soir à Santiago Bernabeu. Fébriles techniquement, dominés physiquement, les hommes de Rémi Garde n'ont jamais pu rivaliser avec les Merengue.

La force de l'habitude ne diminue pas le risque de dérive. En conférence d'avant-match, Rémi Garde avait comparé le Real Madrid, rencontré pour la cinquième fois en sept saisons, à «une belle machine». S'il avait pleine connaissance des forces merengue, l'entraîneur lyonnais n'avait certainement pas conscience des faiblesses cachées de ses troupes, inexistantes, décevantes d'ambitions ce mardi soir (4-0).

Après avoir fait illusion durant le premier quart d'heure, les Rhodaniens, venus avec la seule idée d'accrocher le point du match nul, ont littéralement craqué, payant leur manque flagrant d'implication. Préféré à Gonzalo Higuain, pourtant auteur de huit buts en sept matches de Liga cette saison, Karim Benzema a, lui, de nouveau frappé face à son club formateur.

La qualification en danger ?

Déjà buteur l'année passée face aux Gones, à l'aller comme au retour, l'international français, en mouvement perpétuel, a ouvert le score sur un corner d'Özil, dévié de la tête par Cristiano Ronaldo au premier poteau (19e), avant d'offrir le second but -coup de massue anéantissant tout espoir lyonnais- à Sami Khedira (47e). Özil, très percutant, a profité d'une faute de main de Lloris pour mettre un terme à tout suspense (55e), avant que Sergio Ramos n'aggrave encore la marque (81e).

Privé de Lisandro, Gonalons et Pied, l'OL, qui n'a que trop mal négocié ses rares offensives -toutes menées par Michel Bastos- n'a jamais rivalisé, ni même lutté sur la pelouse de Bernabeu. L'Ajax, victorieuse à Zagreb (2-0), s'en réjouit et lui chipe la deuxième place du groupe F. «On a explosé», a confié Anthony Réveillère au coup de sifflet final. Un parfait résumé, qui aurait pu être plus sombre encore si M. Cakir n'avait pas refusé le second but de Benzema, sur un coup franc trop vite joué par Xabi Alonso (40e), ou si Kaka, en position de hors jeu, n'avait pas dévié la frappe de C. Ronaldo (69e).

Ça se complique pour le Losc

Battu à domicile mardi par l'Inter (1-0), Lille est désormais lanterne rouge du groupe B. Son avenir en Ligue des champions s'assombrit.

Un (joli) but de Pazzini (22e) contre le cours du jeu, une défense ultra-resserrée, beaucoup de fautes... L'Inter Milan a récité par coeur sa leçon de réalisme "à l'italienne" mardi sur la pelouse de Lille. Le club milanais - qui réalise la plus mauvaise entame de son histoire en Serie A où il pointe à la 17e place -, a réalisé le coup parfait. Un coup qui lui permet de prendre la tête du groupe B, avec six points, soit quatre de plus que le Losc, désormais lanterne rouge après le large succès du CSKA Moscou à domicile face à Trabzonspor (3-0), grâce notamment à un doublé de l'excellent Seydou Doumbia.

La pire défense d'Italie n'a pas tremblé

Invaincus depuis 10 matches (toutes compétitions confondues), les Lillois ont cruellement manqué d'imagination à Villeneuve-d'Ascq, et n'ont donc jamais vraiment réussi à prendre le dessus sur la défense italienne, pourtant la pire de Serie A avec treize buts encaissés en six matches. Après une première période insipide, les hommes de Rudi Garcia ont tenté de proposer du mouvement au retour des vestiaires. Mais ils ont croisé sur leur route un très bon Julio César, auteur de deux arrêts décisifs (51e et 65e).

Vainqueurs de l'édition 2010, les hommes de Claudio Ranieri ont retrouvé des couleurs dans le Nord. Le Losc est quant à lui presque blême : il n'a toujours pas remporté le moindre match en C1, et n'a donc plus son avenir entre les mains. S'ils veulent atteindre les huitièmes de finale, Hazard et ses copains sont désormais condamnés à l'exploit.

Le Bayern accroché, City à l'arraché

Dominateur d'un bout à l'autre, le Bayern a toutefois dû se contenter du nul à Naples (1-1). Manchester City a attendu le temps additionnel pour dominer Villarreal (2-1). Benfica a déroulé à Bâle (2-0), alors que Manchester United a eu plus de mal à Galati (2-0).

Toutes les bonnes choses ont une fin. Le Bayern, qui n'avait plus encaissé le moindre but depuis 1108 minutes au coup d'envoi, a vu son incroyable série prendre fin mardi soir à Naples (1-1) sur un but de... Badstuber contre son camp (39e). En dehors de cela, Manuel Neuer n'a rien eu à faire, ou presque. Mené au score dès la 2e minute, suite à une belle frappe de Kroos, Naples n'a jamais vraiment existé. A l'image d'un Cavani transparent, les Italiens n'ont rien proposé, ni même cadré la moindre frappe. Volontaire et plutôt inspiré, comme souvent, le Bayern aurait pu en revanche forcer la décision à plusieurs reprises (20e, 33e, 55e). Mais la réussite a fui les Bavarois, qui ont également manqué un penalty, par Gomez (50e, arrêt de De Sanctis). Ils restent toutefois en tête du groupe A (7 pts), devant leur adversaire du soir (5 pts).

Manchester City a de son côté su enfiler le bleu de chauffe pour assurer l'essentiel face à Villarreal : la victoire, la toute première de son histoire en C1, qui lui permet de rester dans la course à la qualification (2-1). Cueillis à froid par une réalisation de Cani (4e), les Citizens ont su réagir pour égaliser au meilleur moment, juste avant la pause, grâce à un but contre son camp de Marchena après un centre de Kolarov (43). Un peu plus inspiré après le repos, sans être pour cela transcendant, City a forcé la décision dans le temps additionnel grâce à Agüero, entré à l'heure de jeu (90e+3), sur un centre parfait de Zabaleta. Avec quatre points au compteur, Mancini et ses hommes peuvent encore espérer voir les huitièmes. Pour Villarreal (0 point), cela s'annonce en revanche bien compliqué.

Benfica leader, première victoire pour MU


Dans les autres matches du jour (groupe C), Benfica n'a pas eu à forcer son talent pour rentrer de Bâle les poches pleines (2-0). Dominateur et plutôt serein face à des Suisses pourtant séduisants depuis le début de la compétition, le club lisboète a fait la différence grâce à Cesar (20e) et Cardozo (75e). Manchester United ne peut pas vraiment en dire autant. Si les Red Devils ont remporté à Galati leur première victoire de la saison en C1 (2-0), ils ont beaucoup plus souffert. Extrêmement gênés par l'imposant bloc défensif adverse, les hommes de Sir Alex Ferguson, réduits à dix à la 66e minute suite à l'exclusion de Vidic, se sont imposés grâce à un doublé de Rooney sur penalty (64e, 90e+2). Benfica est premier, avec sept points, devant MU (5) et Bâle (4). Galati est dernier (0 point).

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S.C. JONQUIERES

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