Lyon Au Septième Ciel !

8 décembre 2011 - 07:05

HIS-TO-RI-QUE ! Conjuguée au succès du Real Madrid à Amsterdam (3-0), la victoire exceptionnelle des Lyonnais à Zagreb (7-1) leur permet de se qualifier pour les huitièmes de finale de la C1.

Après celui réalisé par l'OM à Dortmund, mardi (3-2), un nouvel exploit français a bel et bien eu lieu ce mercredi soir sur la pelouse du Dinamo Zagreb. Cette fois, on peut même parler de miracle. D'un vrai miracle. Un de ceux qui n'arrivent qu'une ou deux fois par siècle. On vous la refait. Lyon devait absolument s'imposer en Croatie pour continuer de rêver à une qualification. Mais il fallait aussi que le Real, déjà qualifié, l'emporte dans le même temps sur la pelouse de l'Ajax Amsterdam. Sans compter que l'OL devait encore, si tout se passait bien, remonter un goal-average de... -7 par rapport aux Néerlandais !

Impossible ? Oui. Mais non. Le Real a fait le métier à Amsterdam (3-0). Et Lyon est allé corriger le Dinamo (7-1). Résultat, les protégés de Jean-Michel Aulas ont validé, pour la neuvième année consécutive, leur billet pour les huitièmes de finale. Incroyable... D'ailleurs, au coup d'envoi, personne n'y croyait. Pas même Rémi Garde, qui avait choisi d'aligner une équipe remaniée, laissant notamment Lisandro, Ederson ou encore Cris sur le banc. A l'arrivée, grâce à un quadruplé de Gomis (44e, 48e, 51e, 70e) et des buts de Gonalons (47e), Lisandro (64e) et Briand (76e), l'OL a fait exploser Zagreb au terme d'un match de légende. Sept buts inscrits à l'extérieur en C1 : à part Marseille, l'an dernier, à Zilina (7-0), aucun club français n'avait réussi cet exploit.

Trois buts en quatre minutes

L'affaire était pourtant très mal engagée pour les Gones. Menée 1-0 par des Croates conquérants malgré leur infériorité numérique (expulsion de Leko à la 28e minute), la bande à Lloris semblait hors du coup. Mais à l'instar de Rémy à Dortmund, Gomis a redonné espoir aux siens en égalisant à la 44e minute. Que s'est-il passé dans le vestiaire lyonnais à la pause ? Sûrement quelque chose d'assez unique. Car dès le début de la seconde période, en l'espace de quatre minutes, les Rhodaniens ont inscrit trois buts. Sonnés, les coéquipiers d'Ibanez, le seul à avoir surnagé, ont alors totalement lâché prise. Et l'OL en a profité pour inscrire trois nouveaux buts, synonymes d'exploit historique. Qui a dit que les clubs français ne vendaient pas de rêve ?

Lille de la déception

Malgré une domination sans partage et 21 tirs au but, le Losc n'est pas parvenu à battre Trabzonspor (0-0), et ne jouera donc pas les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Les Nordistes sont même éliminés de toute compétition européenne après la victoire du CSKA Moscou sur le terrain de l'Inter Milan (2-1).

Pour la première fois de son histoire, le football français aurait pu avoir trois clubs qualifiés pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Mais alors que Marseille et Lyon sont allés chercher l'exploit loin de leurs bases, Lille n'est pas parvenu à assurer sa place devant son public face à Trabzonspor (0-0). Et, à part le résultat final, il sera très compliqué pour Rudi Garcia de reprocher quoi que ce soit à ses joueurs. Combatifs, organisés, vifs, disponibles, les Nordistes ont offert au Stadium Nord un spectacle plus qu'agréable. Mais comme souvent cette saison, surtout en C1, le réalisme n'est pas venu récompenser leur domination.

Le Losc a frappé 21 fois

A l'image d'un Moussa Sow en panne de réussite, le Losc a beaucoup tenté (21 tirs au total !). Mais l'attaquant sénégalais, comme Eden Hazard et Joe Cole, s'est notamment heurté à un Tolgan Zengin en grande forme. Le gardien turc a été déterminant, comme Didier Zokora au milieu de terrain. Les regrets animeront donc encore longtemps l'esprit des champions de France en titre. D'autant qu'ils terminent finalement à la dernière place du groupe B, après la victoire du CSKA Moscou sur la pelouse de l'Inter Milan (2-1). Après avoir quitté le Stadium Nord tête basse, les joueurs lillois devront désormais se concentrer sur un autre objectif : retrouver la Ligue des champions dès le mois de septembre prochain dans leur nouvelle enceinte, le Grand Stade.

Les Manchester en plein cauchemar

Battu par le FC Bâle (1-2) ce mercredi soir, Manchester United est éliminé de la Ligue des champions et sera reversé en Ligue Europa. Comme son voisin de City, qui a pourtant battu le Bayern (2-0).

Personne, à Manchester, n'osait y penser. En conférence d'avant-match, Sir Alex Ferguson avait d'ailleurs balayé d'un revers de main l'hypothèse d'une élimination prématurée de ses protégés. Les joueurs du FC Bâle s'évertuaient, eux, à rappeler que les Red Devils n'allaient «pas passer une soirée tranquille» à Saint Jakob Park ce mercredi soir. Et force est de constater qu'ils ont eu raison. Après avoir secoué Old Trafford lors de la première journée (3-3) - un nul annonçant les prémisses d'un véritable séisme - les Bâlois ont bouclé en beauté leur phase de groupe en validant leur billet pour les huitièmes de finale, éliminant du même coup leur adversaire du soir (2-1). Dans un groupe où la première place leur semblait promise, les Mancuniens ont une nouvelle fois flanché. Et confirmé leurs difficultés à s'imposer lors des rencontres clés.

Après l'ouverture du score rapide de Marco Streller (9e), impliqué dans les quatre derniers buts bâlois sur la scène européenne, Manchester a longtemps cherché la faille, avant de plier une nouvelle fois devant l'inévitable Alexander Frei (83e). Par manque de chance parfois -Steinhöfer, en voulant dégager un centre de Nani, a propulsé la balle sur la barre de son propre gardien (59e)-, par manque de réalisme, souvent, comme sur cette action de Park (29e) ou cette tête de Rooney (67e), les Red Devils auront dû attendre la 88e minute et un but de Phil Jones pour voir renaître l'espoir. Trop tard. D'habitude intraitable à l'extérieur, United s'incline pour la deuxième fois en 25 déplacements. Une erreur fatale qui le condamne à la Ligue Europa.

Naples envoie City en Ligue Europa

Dans l'autre rencontre du groupe E, Benfica a disposé de l'Otelul Galati sur la plus petite des marges (1-0). Cardozo (8e), unique buteur de la rencontre, a assuré la première place du groupe aux Portugais. De son côté, Manchester City savait la tâche plus difficile mais croyait en son étoile. Si les Citizens ont assuré leur part du travail en disposant du Bayern Munich (2-0), grâce à des réalisations de David Silva (36e) et de Yaya Touré (52e), Naples, guidé par Inler (65e) et Hamsik (76e), s'est assuré la deuxième place du groupe A en s'imposant sur le terrain de Villarreal (0-2), lanterne rouge du groupe avec... zéro point au compteur. Les hommes de Roberto Mancini, incontestables leaders en Premier League, devront eux aussi se contenter de la Ligue Europa.

Commentaires

S.C. JONQUIERES

  1.                 

ENVOYEZ-NOUS VOS PHOTOS !

Pour participer à la vie du club, envoyez-nous vos photos prises lors des matchs, des entraînements, des évènements du SCJ, ... à l'adresse suivante :


scjonquieres@gmail.com

                          

Merci de votre participation

Aucun événement